
Encre de Chine – obtenue dans la Chine antique en mélangeant du
noir de fumée et de l’amidon cuit. Les encres colorées étaient
préparées au moyen de pigments naturels (l’encre de seiche)
ou de pigments végétaux dilués dans du blanc d’œuf
ou de l’amidon de riz.
Il faut distinguer l’encre traditionnelle d’origine chinoise qui
se présente sous la forme de bâton solide, de la forme « moderne » qui
est liquide.
Si l’une comme l’autre sont très noires et solides à la
lumière car fabriquées à partir de noirs de fumée,
l’encre liquide présente une énorme différence :
elle est indélébile.
Cette particularité permet au tracé initial (une fois sec) de ne
pas se diluer lorsqu’on lui superpose une couche de couleur à base
d’eau (encre, aquarelle).
On trouve de nombreuses qualités d’encre en bâton : Les « teintes » des
noirs de fumée varient selon les matières calcinées et les
liants se diluent plus ou moins facilement.
Il en va de même pour les encres liquides et il faut prendre garde aux
encres indélébiles de couleurs improprement nommées « encre
de chine » bien qu’elles ne soient pas solides à la
lumière.
Plus ou moins diluée avec de l’eau elle est utilisée pour
le dessin à la plume, en calligraphie avec des plumes, des pinceaux ou
des calames (roseau taillé destiné à l’écriture),
pour le lavis et maintenant plus rarement au tire ligne.
Les instruments d’écriture : plume d’oie, de roseau, de bambou (plus pour le dessin) ou de plumes métalliques. On obtient ainsi des traits de différentes épaisseurs. Les roseaux que l’on peut tailler pour obtenir différentes largeurs de traits sont appelés « calames ». Les plumes métalliques sont très variées. Elle vont des plumes à dessiner plus ou moins souple, aux plumes à palette (elle est destinée à faire des caractères bâtons pour le dessin technique – elle a un trait défini), qui permettront un trait plus long avant de recharger l’encre. Ces dernières peuvent d’ailleurs être taillées en biseau et utilisées pour la calligraphie. Pour des traits réguliers en épaisseur on utilise des stylos à pointes tubulaires calibrés pour donner un trait régulier.
Fabriquée à base de résines solubles dans l’eau
et de colorants, les caractéristiques de l’encre à dessiner
sont la transparence et la luminosité. Comme l’aquarelle, elle
n’est pas indélébile.
Elle est essentiellement utilisée pour les travaux d’illustrations
destinés à être reproduits (publicité, bande dessinée,
illustration de livre) ainsi qu’à l’étude car, sauf
exception, elle ne résiste pas à la lumière et perd très
vite son éclat et son intensité.
Elle se travaille avec les mêmes outils que l’encre de chine ainsi
qu’à l’aérographe (pistolet à peinture de
la taille d’un stylo permettant une vaporisation très fine et
l’obtention de fondus extrêmement délicats).
Comme son nom l’indique l’encre acrylique est une solution de pigments
et de résine acrylique. Fruit de l’évolution considérable
de l’industrie de la couleur, cette encre est à la fois indélébile,
solide à la lumière et transparente.
En clair, cela signifie que vous pouvez superposer les couches de couleurs
sans que celle du dessous se dilue, que vous pouvez rehausser un ton facilement,
que vous pouvez exposer vos oeuvres à la lumière sans crainte
de les voir disparaître en quelques mois.
Elle se travaille avec les mêmes outils que l’encre de chine et à l’aérographe.
Papiers recommandés
Un des points communs de ces variétés d’encre est la transparence (hormis le noir employé pur). De ce fait, tous les papiers destinés à l’aquarelle, le papier acrylique ou encore le lavis multi-technique garantissent les meilleurs résultats.
Comme pour toutes les techniques humides il faudra sélectionner le poids et le grain du papier en fonction des résultats que vous espérez.

Un papier de calligraphie 130g, de couleur ivoire type simili japon, spécialement surfacé facilite la glisse des instruments d’écriture. La qualit é de sa blancheur met les couleurs en valeur.